dominique mulhem sophia mulhem
Années 70, Paris, faubourg Saint Honoré, par une pluvieuse journée d'automne qui donnait aux Van Dongen, Soutine et Hartung accrochés aux cimaises de ma galerie, une puissance lumineuse, celle qui habite les œuvres d'art les plus abouties, arrive un jeune homme, blouson de cuir, santiags, carton à dessins sous le bras.
Son regard circulaire se fixe soudain sur le mur du fond, derrière mon bureau, à la meilleure place, parmi ses aînés illustres, trônait un étonnant tableau hyperréaliste d'un peintre américain. Ce regard intéressé m'a de suite séduit et notre conversation m'a amené à vouloir en découvrir plus de ce personnage atypique, si différent de ceux rencontrés habituellement dans les galeries de la rive droite. Une fois son carton à dessins ouvert, nous savions lui et moi qu'une aventure artistique allait naître, elle durera une quarantaine d'années.
Entre Pop Art et hyperréalisme, la peinture de Mulhem s'inscrivait dans tout ce que j'aimais et ce que je recherchais. Mulhem est un virtuose de l'aérographe au même titre qu'un violoniste jouant de son archet avec intelligence et talent. Les formes et les couleurs se complètent dans ce nuage magique, l'air, comme un souffle divin guidé par les doigts inspirés de l'artiste, donne naissance à des corps féminins qui sortent de la toile sur fond de cité. Sa peinture dénonce et séduit à la fois. Je voulais absolument faire partager le travail de l'artiste à cet univers un peu conservateur que seuls les grands maîtres établis intéressaient alors. Les amateurs et collectionneurs fidèles de ma galerie réviseront vite leurs éléments d'appréciation et adhéreront avec engouement.
La première exposition parisienne de Dominique Mulhem fut un véritable succès, une fête, les ailes de cet artiste naissant lui permettront désormais d'aller loin, un peu partout dans le monde et toujours avec réussite.
Déjà une obsession le faisait rechercher ce que beaucoup, hormis lui, ont tenté sans succès. Peindre en trois dimensions, le mot était lâché. Les techniques les plus abouties n'auront aucun secret pour lui, et c'est ainsi qu'avec son Art Holographique, Dominique Mulhem sera le premier à créer un Art Multimédia, à l'avant-garde du terme lui-même aujourd'hui utilisé par tous. Il est le tout premier à avoir réalisé des peintures holographiques. La signature de Mulhem est unique et en tant que pionnier, il est et restera le maître incontesté d'un courant artistique incomparable.
Dominique Mulhem avait été un peu visionnaire en rentrant dans ma galerie, son instinct l'a toujours guidé et ne l'a jamais trahi. Sa peinture évolue sans cesse tout en restant fidèle à ses bases, ses œuvres holographiques resteront comme un témoignage exceptionnel de cette recherche toujours originale qui le pousse en avant.
Claude FAYETTE

Sophia Mulhem est née en 1995 à Asnières-sur-Seine. Baignée dans le milieu de l'art depuis son plus jeune âge, elle se passionne pour la photographie. A 14 ans elle effectue son premier stage photo au studio Blaise Arnold à Paris. Elle étudie au Lycée Photo Etienne Jules Marey à Boulogne-Billancourt, puis au Campus des Métiers de Bobigny et enchaîne les stages. Depuis septembre 2012 Sophia Mulhem est en apprentissage à la Réunion des Musées Nationaux.

En 2012 commence l'aventure internationale grâce à la YeaSung Gallery à Séoul. En 2013, elle expose au Savour Club à Paris et vend sa première oeuvre à Drouot.

Le travail de Sophia Mulhem se caractérise entre autre par son sens de la mise en scène, elle utilise les lieux, les objets, les personnes de son environnement quotidien pour créer des "photos-théatre" où se croisent poésie narrative et humour décalé.

Dans sa dernière série de photographies, Sophia Mulhem se met en scène avec fraîcheur au sein d'une atmosphère nourrie de pop-art et d'influences urbaines.

Photo de Football Américain

Quand j'ai réfléchis au choix de mon sujet, je cherchais un sport très expressifs corporellement et donc intense dans sa pratique. J'aime sortir des sentiers battus et je voulais un sport peu popularisé en France et donc non médiatisé. Le football américain, un des sports américains les plus appréciés et les plus pratiqués, est alors devenu une évidence.

...je me suis rendu régulièrement aux entraînements de l’équipe de football américain d’Asnières « Les Molosses ». Grâce à cette rigueur, j'ai pu apprendre les règles du jeu, appréhender le positionnement des joueurs afin de comprendre et d'anticiper leurs actions et leurs déplacements sur le terrain. J'ai ainsi pu choisir mes points de vue.

Ma manière de photographier le football américain est très particulière, c’est un des sports les plus colorés et j’ai choisi le noir et blanc avec une faible profondeur de champ pour en faire ressortir toute la dimension intime et les émotions ressenties par les joueurs.